Les étudiants des instituts publics de formation aux carrières de santé sont inquiets pour leur avenir. Ils étaient quelques 600 à manifester la semaine dernière (le jeudi 4 février) à l’Institut et à l’hôpital universitaire Hassan 2 à Fès. Ce mouvement, suivi par une vingtaine d’autres instituts à travers le Royaume, entend dénoncer l’accord conclu entre le ministère de la santé et la commission de coordination des promotions de 2007 à 2009. Cet accord exclu tout bonnement les étudiants des instituts publics des recrutements à effectuer par le ministère dans ses hôpitaux et ce pour les trois prochaines années. Voilà de quoi saper le moral de ces étudiants pour qui le chômage semble être désormais le seul débouché à leurs efforts. Le syndicat national des étudiants de ces instituts exige d’ouvrir un dialogue avec le ministère de tutelle, mais ce dernier se refuse à entendre ses revendications. Cette manifestation est la 2e du genre après celle du 14 janvier. Si ce dossier n’est pas débloqué, les étudiants risquent de recourir à des mouvements plus radicaux comme une grève de la faim.
Des promesses non tenues, des attentes infondées
Ce gel des recrutements semble curieux
alors que les hôpitaux publics souffrent d’un manque patent de personnel qualifié et que le ministère affiche une politique de ressources humaines visant à faire passer le ratio de prestataire de soin de 1,86 à 2,5 pour mille habitants en
2012. Il semble surtout discriminatoire puisque les recrutements demeurent ouverts aux étudiants issus des
instituts privés. C’est bien là l’origine du mécontentement des étudiants qui manifestent. Ils ne comprennent pas pourquoi est ce que le même ministère qui leur dispense la formation leur ferme
les portes de ses hôpitaux. Ils exigent d’être recrutés en priorité à la fonction publique d’autant plus que les instituts publics de formation aux carrières de santé appliquent des critères
qualitatifs d’enseignement et de concours généralement supérieurs à ceux observés
dans le domaine privé. Il semble y avoir
une attente tacite de la part des étudiants sous la tutelle du ministère de la santé qui leur garantirait un poste à la fin de leurs études.
Le ministère de la santé a la responsabilité de gérer les ressources humaines des services publics de santé. Cela veut dire qu’il faut estimer le besoin de personnel notamment dans les hôpitaux publics et de prévoir un contingent d’étudiants en formation pour répondre à ce besoin. Certes, mais est ce que cela signifie que le ministère promet un poste à chaque étudiant dans les instituts relevant de sa tutelle ? Est-ce que cela signifie que la fonction publique dans la santé doit être exclusivement réservée à ces étudiants ?
Clarifier la politique de santé en matière d’enseignement et de recrutement
Il faut faire une nette distinction entre service public de formation et service public de santé. Les jeunes qui souhaitent faire carrière dans la santé doivent certes pouvoir compter sur une formation étatique de qualité, quelque soit leur projet professionnel, qu’il soit tourné ver le public ou le privé. Néanmoins, le ministère de la santé doit signifier à chaque étudiant qu’en lui dispensant la formation il ne lui garanti pas pour autant un travail et un débouché. Les étudiants qui manifestent semblent reprocher au ministère de ne pas respecter ce contrat tacite.
Aussi, l’Etat doit attribuer les postes aux plus méritants, qu’ils soient issus de formations du public ou d’instituts privés, à condition de vérifier scrupuleusement le sérieux de ces derniers à travers des cahiers des charges. Les procédures de recrutements dans les hôpitaux publics doivent être équitables pour tous les étudiants. Elles doivent être transparentes et reposer sur des critères rationnels et objectifs. Ainsi, cela dissipera les tensions entre d’un coté les étudiants des instituts publics et, de l’autre, ceux du privé, tensions qui donnent parfois lieu à des représailles physiques.
Enfin, la santé est un bien qui doit être considéré comme public. Il doit faire l’objet d’un programme massif d’investissement en multipliant le nombre des hôpitaux. A travers ces manifestations d’étudiants, on peut penser que les ressources humaines semblent disponibles. Il ne manque plus qu’à investir dans les édifices et le matériel. Cela créera des emplois pour ces étudiants soucieux de leur avenir et permettra à la population d’accéder plus facilement aux soins. Il revient aux politiques de donner toute l'importance à un domaine véritablement prioritaire et vital.Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander


Aux cotés du secteur de
l’agriculture et l’enseignement dont j’ai déjà annoncé 
La Fédération
nationale du secteur agricole (UMT) reproche au Ministre de tutelle, Aziz Akhannouch, de refuser d’ouvrir le dialogue avec elle sur les sujets qui concernent pourtant directement les membres
qu’elle représente. Pourtant, la FNSA, même si elle n'emploi pas des consultants internationaux pour élaborer ses plans, a son mot à dire et a d’ailleurs organisé le 11 novembre le
2e
Celui de l’enseignement ici est un autre exemple flagrant. L’école ne perce pas dans le milieu rural pour de nombreuses raisons d’infrastructures et de conditions socio-économiques mais
aussi par le manque de motivation des enseignants de se voir éloigner des centres urbains et de leur environnement familial. Ce n'est pas tout,
Sur un
autre versant, le Royaume, déjà notoirement connu pour être l’un des plus grands fournisseurs au monde de drogue douce, devient depuis ces dernières années une plate forme de transit et de trafic
de drogues dures. Avec des enjeux autrement plus grands, c’est un véritable Etat dans l’Etat qui tente de s’imposer au sein même du territoire. Les moyens employés sont à la hauteur des
sommes astronomiques que représente ce trafic.
Mais la carotte ne suffit
pas, il faut aussi que des campagnes d’assainissement soient entreprises afin de traquer les agents qui se laissent tenter par les billets. Alors que 
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